ATTENTION, vous êtes en train de parcourir une ancienne version de ce site. La nouvelle version est disponible ici

Cyclosport.com

Prochaines courses

 

Tour de Thailande (2.1)

--> du 01/04 au 06/04

 

Tour du Pays Basque (WT)

--> du 03/04 au 09/04

 

Circuit de la Sarthe (2.1)

--> du 04/04 au 07/04

 

Scheldeprijs (1.HC)

--> le 05/04

 

Paris-Roubaix (WT)

--> le 09/04

 

 

Suivez nous

Logo Facebook

Logo twitter

 

Logo CyclosportLogo Rivals Manager

Annonceurs

Bilan 2014 : Astana au sommet des grands tours

© SpielVogel

 

La saison sur route 2014 est terminée pour les équipes professionnelles. L’occasion pour la rédaction du Vélo-Club du Net de faire un petit bilan des équipes. Première équipe décortiquée, celle d'Alexandre Vinokourov, Astana.

 

 

 

Astana

Bilan :
- 23 victoires (dont le Général du Tour pour Nibali et les 7 victoires de Nibali et Aru sur des étapes des trois grands tours)
- 57 podiums


Meilleur coureur au classement World Tour : Vincenzo Nibali – 5ème avec 392 points
Meilleur coureur au classement CQ Ranking : Vincenzo Nibali – 3ème avec 2014 points

Classement World Tour de l'équipe : 10ème avec 823 points

 

C’était à coup sûr l’une des meilleures équipes sur le papier en début de saison. Astana n’a pas fait dans la dentelle avec comme objectif annoncé : briller sur les grands tours et le World Tour en général. Menée par un grand Vincenzo Nibali, l’équipe kazakhe a fait son œuvre. Le “Requin de Messine“ remporte le Tour de France pour la première fois de sa carrière malgré un début de saison mitigé où l’Italien ne dominait pas comme l’an passé où il avait remporté le Giro.

Mais l’essentiel est là, cette victoire sur le Tour était le principal objectif du coureur et de l’équipe. Et cerise sur le gâteau, une très bonne surprise est venue s’ajouter à ce bilan ; l’explosion de Fabio Aru. Dans les pas de son aîné italien, le jeune grimpeur s’est imposé sur le Giro comme le leader naturel de l’équipe. Il termine même sur le podium derrière les intouchables Quintana et Uran. Astana s’est alors trouvé un leader pour la Vuelta en fin de saison où Aru réitèrera sa performance avec deux victoires d’étape et une cinquième place au général.

La relève est assurée et heureusement. Car derrière, pas grand-chose à signaler. L’équipe s’est parfaitement soudée autour de Vincenzo Nibali et de Fabio Aru. Gros boulot de Lieuwe Westra, Tanel Kangert, Andriy Grivko, Mikel Landa et Jakob Fuglsang pour leurs leaders. Michele Scarponi a aussi joué un rôle d’équipier, et c’est sûrement de lui que Fabio Aru prendra la relève. Annoncé comme leader sur le Giro, le vétéran italien n’a jamais été à la hauteur des attentes cette saison, excepté comme coéquipier de Nibali sur le Tour.

Du coup, en terme de points, c’est un peu chaotique derrière le duo italien Nibali/Aru. Seul Jakob Fulglsang comble un peu le trou avec une 5ème place au général de Paris-Nice et une 7ème en Romandie. Seul autre coureur dans le top100 du classement World Tour, Andriy Grivko montre aussi son importance grâce à sa 4ème place sur l’Eneco.

Hors course par étapes, Astana se retrouve donc larguée avec zéro podium sur les classiques World Tour. Les Enrico Gasparotto et Maxim Iglinskiy, qui avaient cartonné sur les ardennaises il y quelques saisons, ont complètement disparu de la circulation. D’ailleurs le premier ne sera pas conservé tandis que le second a été licencié pour dopage.
Côté victoire, seul Andrea Guardini s’est défendu avec 5 succès cette saison dont un sur l’Eneco Tour. Lieuwe Westra a remporté une étape importante pour lui sur le Critérium du Dauphin et sinon ? Et bien rien.

 

La formation Astana a montré certaines limites et se cloitre derrière un système où seuls deux leaders mènent l’équipe et raflent tout, laissant des miettes à des équipiers probablement pas assez forts et trop entamés après avoir encadré leurs leaders. Même en Asie, Astana n’a pas brillé, excepté au Kazakhstan où se sont déroulés les championnats asiatiques, et où Gruzdev et Tleubayev ont respectivement remporté les épreuves du chrono et course en ligne.

 

Si la saison a été plutôt faste en terme comptable et prestige, la formation Astana montre des lacunes et une dépendance envers ses leaders. La saison s’est d’ailleurs mal terminée avec trois contrôles positifs – les frères Valentin et Maxim Iglinskiy à l’EPO, et le stagiaire Ilya Davidenok aux stimulants – ce qui pourrait leur être préjudiciable. Car même si la formation Astana s’est fortement renforcée avec les arrivées entre autres de Lars Boom, Luis León Sanchez, Rein Taaramae ou encore Dario Cataldo, l’attribution de la licence World Tour est remise en cause pour la formation kazakhe qui va subir un contrôle en profondeur et n’est pas encore certaine de continuer dans l’élite.

 

Le coureur : Vincenzo Nibali

C’est véritablement le poumon de cette équipe. Le “Requin de Messine“ a poursuivi logiquement sur les résultats de la saison passée. Après sa victoire sur le Giro, Nibali a remporté le Tour après l’avoir mené de main de maître. A l’aise sur tous les terrains, les vallons, la montagne, les chronos et mêmes les pavés du Nord, il a démontré toute sa palette sur l’exercice 2014.
Toutefois, son début de saison a été difficile et si on regarde les résultats, Nibali n’a brillé que durant l’été avec son titre de champion d’Italie et ses trois semaines maîtrisées sur le Tour de France. L’an dernier, Nibali avait gagné sur le Tirreno, le Trentin, le Giro et avait terminé second de la Vuelta.

 

La révélation : Fabio Aru

Qui aurait pu prédire telle explosion sur la saison 2014. Arrivé sur le Giro comme équipier désigné de Michele Scarponi, Fabio Aru bénéficie rapidement de la mauvaise passe de l’Italien. Aru est le seul de l’équipe à suivre les meilleurs et se retrouve catapulté en tant que leader. Ce jeune grimpeur italien au profil et à la morphologie assez similaires à celle de Nibali avait déjà découvert le Tour d’Italie l’an dernier où il épaulait justement le “Requin de Messine“. Cette année, Aru a non seulement tenu les meilleurs, mais il est petit à petit remonté en dernière semaine pour atteindre le podium final devant le Français Pierre Rolland. Une véritable performance qui le désigne désormais comme le futur du cyclisme italien.
D’ailleurs, il a prouvé que cela n’était pas un accident en rééditant cet exploit sur la Vuelta où il a pris la 5ème place du général malgré la présence des Contador, Valverde, Rodriguez, Froome, Quintana, Sanchez … une véritable saison référence pour Aru.

 

La déception : Michele Scarponi

L’âge est en train de rattraper Michele Scarponi. Ancien vainqueur du Giro sur tapis vert en 2011, l’Italien a véritablement changé de rôle en arrivant au sein de la formation Astana. Si on le voyait leader sur le Giro avec une équipe à son service, c’est finalement lui qui s’est transformé en équipier de luxe. Et l’Italien n’est pas encore carbonisé à 35 ans. Il a été d’une aide précieuse pour Nibali sur le Tour, n’étant pour autant pas le dernier équipier à tenir avec les meilleurs.
Il ne s’est d’ailleurs pas trop mal débrouillé sur les courses où il s’est aligné comme leader. Une 9ème place sur le Tirreno Adriatico et une 8ème place sur le Tour du Trentin, certains aimeraient bien réaliser ces performances. Mais avec son palmarès, il est difficile de s’en satisfaire. Scarponi est sur le déclin et aura du mal à retrouver un rôle de leader. En tout cas pas chez Astana. 

  • Aucun commentaire sur cet article.