[Test Matériel] : Essai du SRAM Red eTAP (mini groupe)

Catégorie : Matériel
Publié le mardi 14 mars 2017 12:16
Écrit par cyclosport

 

1ères impressions après 2500 km en SRAM Red eTAP

 

Avant toute chose, il convient de préciser que le groupe n’a pas été testé dans sa totalité. En effet, l’essai concerne les composants suivants : les manettes et les dérailleurs. On parle alors généralement de « min groupe ».

Dans le cas présent, les manivelles sont des Rotor associées à des plateaux Q-Rings du même fabricant, la cassette et la chaine sont issues d’un groupe Campagnolo, de même que les étriers de freins.

Ceci est toutefois une bonne occasion de vérifier la compatibilité des groupes entre eux, d’autant qu’évidemment l’ensemble est bien en 11 vitesses.

 

Sortie de carton

 

Avant même de parcourir les 1ers kilomètres, ce qui saute aux yeux une fois l’ensemble monté est bien sûr l’absence totale de fils. Car si Campagnolo et Shimano possèdent depuis plusieurs années leurs propres groupes électriques et que les batteries ont souvent migré vers des endroits « cachés » (tige de selle bien souvent), la présence de fils rend le montage parfois compliqué et peut « casser » l’esthétique de la machine. Ici, au contraire on s’affranchit aussi de toute question de cadres compatibles ou non Shimano DI2/Campagnolo EPS : tous les cadres du marché peuvent ainsi recevoir cette transmission.

SRAM annonce un montage en 15 min et la partie la plus fastidieuse sera probablement l’inclinaison adaptée au cycliste des manettes puis le montage d’une guidoline neuve.

 

 

 

Une fois l’ensemble installé sur le vélo, l’esthétique en sort grandie, surtout dans le cas du cadre Le Vacon testé, dont les câbles courant à bonne distance du tube supérieur étaient la seule petite fausse note esthétique du vélo.

 

 

 

Le groupe est livré avec un chargeur pour les 2 batteries, correspondant aux 2 dérailleurs. Mais sur ce coup, le constructeur américain se montre un peu mesquin puisqu’il n’est pas possible de charger les 2 batteries en même temps ! Pour ma part, la lumière orange réclamant une recharge – mais il était encore possible de changer de vitesses durant quelques (petites) heures – s’est allumée après 1100 km. Le témoin de la batterie intégrée au dérailleur avant est toujours vert après 2500 km. Un bon point : les batteries sont interchangeables c’est-à-dire qu’en cas d’oubli de recharger, il est toujours possible de les interchanger… en plaçant bien sur la batterie opérationnelle sur le dérailleur arrière.

Pour l’opération de recharge, compter un peu moins d’une heure pour repartir avec le signal lumineux indiquant le 100%.

Les 2 batteries s’enlèvent du vélo sur un simple clic et un rangement spécial leur est réservé en cas de transport du vélo, afin de les protéger.

 

 

Des habitudes modifiées

 

Le fonctionnement global de la transmission nécessite quelques sorties avant d’être abordé sans la moindre arrière pensée par l’utilisateur. En effet, il faut oublier ses vieux réflexes d’années de pratique cycliste (VTT compris) qui font fonctionner la main gauche pour gérer le dérailleur avant et la main droite pour le dérailleur arrière. Fidèle au principe « un bouton » par côté, le SRAM eTAP se gère ainsi :

- Une pression côté droit pour descendre la chaine sur la cassette, une pression côté gauche pour remonter.

- Une pression simultanée des 2 côtes pour changer de plateau. A la descente comme à la montée.

 

A l’usage, les changements de vitesse sont redoutables : rapides, fluide, silencieux. Les habitués des groupes SRAM retrouveront la netteté propre à la marque, mais avec une douceur supérieur dans le toucher.

L’utilisateur se surprend à changer de vitesse autant par plaisir que par nécessité. Ce dernier aspect revêt une importance capitale dans la préservation du potentiel du cycliste car trop souvent, celui-ci ne « joue » pas suffisamment avec l’optimisation du bon braquet : il tarde à changer de rapport, entrainant ainsi une plus grande dépense énergétique qui n’apparait pas sur une sortie tranquille de 50 km mais qui finit insidieusement par se faire sentir si l’entrainement ou la compétition se prolonge. Il suffit d’avoir la chance de rouler avec un pro pour s’en rendre compte : la moindre variation de km/h affichés sur le compteur entraine chez lui un changement de braquet.

 

Encore une fois, ces excellentes sensations en roulant ont été obtenues avec une cassette et une chaine Campagnolo ainsi que des plateaux Rotor Q-Rings. Le tout avec un fonctionnement très silencieux, y compris sur les croisements de chaine.

Sur le plan du confort, il est à noter que les manettes sont plus fines que les autres modèles du marché, ainsi que par rapport aux autres modèles de la gamme Sram. Si cette caractéristique surprend au début, l’utilisateur s’adapte rapidement. Mais ce point est à considérer si vous ne pouvez pas vous passer de manettes à l’ergonomie plus massive.

 

Après 2500 km…

 

Il est difficile de reprocher quoi que ce soit à la transmission SRAM Red eTAP : poids, esthétique, montage, fonctionnement, fluidité, rapidité, tous ces critères qui font la qualité d’un groupe sont ici au sommet de la catégorie. Par ce nouveau produit, SRAM prend une longueur d’avance sur ses 2 concurrents principaux (Shimano et Campagnolo) tandis que les petits derniers arrivés sur le marché (Rotor et FSA) tentent aussi de se tailler la part du lion.

Après plusieurs mois d’utilisation, un nouveau point sur la transmission sera fait sur velo-club.net.

 

 

Prix indicatifs pour le mini groupe (dérailleurs et leviers) : entre 1400 et 1700€ selon la provenance.

Plus d’infos sur www.sram.com/fr/sram/road/family/sram-red-etap

 

Remerciements :

A Juan Cantero pour permettre cette amélioration du plaisir à pédaler.

A Richard Jodoin pour le réglage aux petits oignons.

 

 

 

 

  • Aucun commentaire sur cet article.