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Interview : Michael Woods "J'aime les ardennaises et les classiques italiennes"

© Cannondale-Drapac Pro Cycling Team

 

 

 

Véritable révélation du dernier Tour Down under, Michael Woods s'est confié à notre rédaction à quelques jours du départ de l'édition 2017 de la course australienne. Pour nous, il revient notamment sur son arrivée tardive chez les pros, mais aussi sur ses ambitions pour l'année à venir.

 

Bonjour Michael, peux-tu tout d’abord te présenter à nos lecteurs qui souhaiteraient en savoir un peu plus sur toi ?

 

J’ai trente ans, et je suis natif d’Ottawa, au Canada. Je vis actuellement à Québec, même si je passe la plupart de mon temps à Gérone en Espagne, où nous sommes basés avec ma femme pendant la saison européenne. Je suis arrivé au cyclisme assez tard, même si j’ai toujours roulé en vélo. Auparavant je pratiquais la course à pied, et je détiens toujours le record national du 3000 mètres ainsi que du mile. A 19 ans, j’étais classé dans le top 50 des meilleurs coureurs de 1500m, mais alors que j’étais membre de l’Université du Michigan, j’ai subi plusieurs fractures de stress au pied gauche, et ces blessures ont mis un terme à ma carrière de coureur à pied. Dans le même temps, cela m’a permis de faire plus de vélo et de rester actif pendant que je recherchais un emploi. Je suis vite tombé amoureux du cyclisme, et j’ai très vite commencé à participer à des compétitions et à grimper dans les classements. Ma première année de complète de compet’ a été 2012, et quatre ans plus tard, je signais un contrat pro avec Cannondale-Drapac.

 

Comme on l’a évoqué, tu as franchi très vite les étapes, comment expliques-tu cela ?

 

Je pense que la grande raison de cette transition rapide vient d’un fort passif avec le sport. J’avais acquis une grosse base d’endurance en tant que coureur de fond. J’ai aussi dans ma jeunesse fait du Hockey et du ski alpin, ce qui est un excellent apprentissage en terme de positionnement et de contrôle de la vitesse, qui sont deux qualités essentielles sur le vélo.

 

L’an passé, pour ta première saison en World-Tour, tu as réalisé de belles perfs’, comme au Tour Down Under ou à Milan-Turin. T’attendais à afficher ce niveau ?

 

Si l’on revient sur 2016, je savais que je tenais une bonne forme, et que physiologiquement, j’étais bien préparé pour courir contre les meilleurs coureurs du peloton. Cela dit, je n’étais pas vraiment sûr de la manière dont j’allais encaisser le passage en World-Tour, principalement en terme de tactique et de position. En terme de classement, j’étais donc surpris d’être à ce niveau au Down Under. Cependant, par la suite, j’ai du lutter pour retrouver le même rythme au sein du peloton, et ce n’est que vers la fin de saison, et pendant la période des classiques italiennes que j’ai été capable d’être de nouveau dans le rythme. Et à ce point là, c’était plus un soulagement qu’une surprise.

 

La trêve hivernale est désormais terminée, peux-tu nous dire comment s’est déroulée cette période, te sens-tu plus fort que l’an passé à la même époque ?

 

La trêve hivernale s’est très bien déroulée. Nous avons passé une semaine en Californie avec ma femme, et ensuite nous nous sommes rendus au Colorado, où j’ai effectué un stage en altitude, avec mes coéquipiers Taylor Phinney et Alex Howes. Après cela, et aussi un solide bloc d’entraînement avec l’équipe lors du stage de Gérone le mois dernier, je crois que je suis dans une bonne forme, voire même meilleure que l’an passé.

 

Cette saison, l’un de tes principaux objectifs est le Tour Down Under, qui commence mardi. Iras-tu avec des ambitions au classement général comme l’an passé ?

 

Effectivement, mon but est de réaliser un bon classement général. Je pense que j’ai une bonne chance d’améliorer mon classement de l’an passé. Il y a de très bons coureurs présents cette année, et nous avons une équipe très solide, avec la présence notamment de Tom-Jelte Slagter, qui avait gagné la course en 2013. Par ailleurs, je serais aussi heureux d’aider Tom, si il a la possibilité de s’imposer de nouveau.

 

Quel seront les moments clés pour toi lors du Tour Down Under ?

 

Je pense que suivre Richie Porte lors de l’ascension de Willunga Hill sera l’un des plus gros challenges. Il a dominé la montée durant ces dernières années, et j’imagine qu’après sa blessure lors des derniers Jeux Olympiques, il sera de retour plus fort et plus affûté que jamais. Je crois également qu’une autre clé du succès sera de minimiser les pertes par rapport à Sagan et Gerrans, qui iront chercher des secondes de bonification.

 

As-tu déjà une idée de ton programme après le Tour Down Under?

 

Nous en avons discuté avec l’équipe lors du stage le mois dernier, et le plan après le Tour Down Under, est de faire la Cadel Evans Great Ocean Road Race. Ensuite, je prendrai une semaine de repos, avant de me rendre en Europe pour débuter ma saison en Italie durant le mois de mars, avec pour but de me préparer pour les classiques ardennaises.

 

Puisque tu évoques les ardennaises, j’imagine que tu as ciblé tes objectifs pour la saison, quels seront-ils ?

 

J’aime les ardennaises et les classiques italiennes qui se déroulent à l’automne, et j’espère donc pouvoir cibler ces courses. J’ai n’ai pas encore pris part à un Grand Tour, donc ce sera aussi l’un de mes objectifs cette saison.

 

Pour conclure, on sait que quasiment tous les coureurs ont une préférée, quelle est la tienne ?

 

Je pense que c’est une égalité entre Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie. Ces deux courses ont une grande histoire, elles sont incroyablement difficiles, et toujours passionnantes à regarder. Si je pouvais gagner un jour l’un de ces monuments, ce serait vraiment spécial pour moi.

 

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