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Entretien avec Guillaume De Almeida (Radio Popular-Boavista)

Guillaume De Almeida est un coureur au parcours atypique, le français est passé professionnel à 28 ans, dans l'équipe Portugaise Radio Popular-Boavista. Avant cela, le coureur du Sud Ouest se distinguait régulièrement sur toutes les courses amateurs qui présentaient du dénivelé. Au delà des courses amateurs, le grimpeur français s'est également illustré l'année passée en remportant de fort belle manière la cyclosportive l'Ariégeoise.

 

Après un début de saison partagé entre l'Espagne et le Portugal, Guillaume revient en France pour disputer la Route du Sud et le championnat de France professionnel.

 

 

Bonjour Guillaume et merci de nous accorder cette interview, tout d'abord, comment va la forme ? On a pu voir que tu semblais aller bien sur le Grand Prix Abimota (9ème au général final).

 

Bonjour, oui la forme est ascendante, je viens de finir 13ème du Grand Prix do Dao juste avant de faire 9ème du Grand Prix Abimota. Chaque année je me sens de mieux en mieux à partir de début juin quand les beaux jours arrivent et que la température commence à monter.

 

Signe que la forme augmente, Guillaume grimpe dans les classements et porte un maillot distinctif à l'occasion du Grand Prix Abimota (maillot des metas volantes).

 

La Route du Sud, c'est forcément une épreuve particulière pour les coureurs régionaux, on entend souvent les Loubet, Kadri, Poulhiès, Pacher et autres en parler, est ce que pour toi aussi c'est une épreuve particulière ?

 

Oui bien sûr que c´est une épreuve particulière car je viens pour la première fois courir dans ma région en tant que coureur professionnel, j´avais l´habitude de la regarder à la télévision et maintenant je vais avoir la chance de pouvoir y participer, j'ai forcément envie de bien faire mais cela va être compliqué avec le niveau qu´il va y avoir. Il y a encore du chemin à parcourir pour performer à ce niveau là. Mais je vais donner mon maximum comme d'habitude, en espérant que la météo soit clémente sur l'étape de montagne.

 

Avec le Championnat de France qui arrive derrière, as tu prévu un pic de forme pour cette période de l'année ?

 

J´ai prévu mon pic de forme pour le 10 juillet avec le trophée Agostinho au Portugal où il y a une arrivée au sommet sur mes routes d´entraînement. Le championnat de France fait 250 kilomètres cette année donc je ne me fais pas trop d´illusions, je n'ai jamais dépassé 200 kilomètres, que ce soit en course ou à l´entraînement donc je le prends en préparation, en espérant être au départ du Tour du Portugal fin Jjillet afin d'aider notre leader Rui Sousa pour la victoire finale.

 

En parlant du Tour du Portugal, quel est le plus gros objectif ? Les semaines qui arrivent ou le Tour du Portugal "avale" tout ?

 

Le Tour du Portugal avale presque tout ! Il y a onze jours de course et la course est télévisée, il y a énormément de spectateurs et l´ambiance est folle. C´est l´objectif numéro un de chaque équipe ici et ça roule très vite car du coup tous les coureurs sont au top.

 

Ton début de saison n'a pas forcément été marqué par de gros résultats, par contre on a pu te voir plusieurs fois à l'attaque, c'est pour progresser ou parce que tu conçois le cyclisme par le prisme de l'attaque ?

 

Je passe souvent à l´attaque pour progresser, dans les échappées on se donne toujours plus que dans le peloton et cela permet de disputer différents maillots et de se faire plaisir au lieu de rester dans les roues sans rien faire.

 

En effet, j´ai eu un bon début de saison avec le tour de l´Algarve où j´ai fait une échappée mais mi mars je me suis fait une entorse de la cheville sur le Grand Prix Liberty Seguros où j´ai été pris dans une chute et il m´a fallu plus d´un mois pour retrouver une condition physique intéressante.

 

Concentrons nous sur toi à présent, on te présente comme un grimpeur, est-ce ça, ou as tu des précisions à ajouter sur le type de coureur que tu es ?

 

Je ne suis pas un pur grimpeur, je suis assez complet mais j´aime la montagne et je suis plutôt un coureur de seuil, un peu diesel et qui aime les efforts longs. Je viens d´ailleurs de finir 18ème d´un chrono au Grand Prix do Dao, ce qui m´incite à travailler cette spécialité car je ne l´ai jamais fait en amateur et je pense pouvoir y avoir des résultats dans le futur.

 

Sous ses nouvelles couleurs, Guillaume découvre ses talents dans le contre la montre à l'occasion du Grand Prix do Dao

 

Tu as donc rejoint Radio Popular-Boavista, cela faisait très longtemps qu'un français n'avait pas été dans une équipe portugaise, peux tu nous raconter comment ça s'est passé ?

 

Je suis allé participer à deux coupes du Portugal en août où j´ai terminé 7ème et 20ème, puis avec l´aide de Christophe Agnolutto qui a passé mon CV à la Radio Popular les démarches ont abouti. De plus, j'ai la double nationalité et une partie de ma famille vit là-bas.

 

Est ce que l'intégration a été bonne ?

 

Oui, positive, on m'a tout de suite expliqué comment l'équipe fonctionnait, les leaders m'ont dit que j'allais être bien dans cette équipe et qu'il n'y avait pas trop de pression. C'est un peu différent de ce que j'ai connu mais ça me plaît.

 

Est ce qu'il y a une grande différence entre les amateurs et les professionnels, au niveau de l'équipe et de ses moyens, mais aussi au niveau des courses ?

 

Il y a une différence bien sûr mais ce n'est pas énorme au niveau continental, par contre la grosse différence pour moi c'est par rapport au World Tour, je suis passé de DN2 à professionnel et je sens qu'il me manque une année en DN1 entre les deux, mais je suis en train de combler ce retard.

Au niveau de l'équipe et de ses moyens forcément on se sent mieux entouré quand on est professionnel mais je vois la différence surtout par rapport à l'équipe amateur où j'évoluais depuis 3 ans.

 

On parle parfois d'un cyclisme presque "en circuit fermé" pour parler du cyclisme portugais, avec des équipes courant majoritairement entre elles, mais ton programme de courses, en Espagne mais donc aussi en France, semble tordre le cou à cette idée, qu'en penses tu ?

 

Oui c'est vrai, certaines équipes Portugaises courent aussi en Espagne mais ma formation est celle qui court le plus à l'extérieur car c'est une volonté de représenter l'équipe à l'étranger pour aussi préparer au mieux le Tour du Portugal.

 

Excentré comme tu l'es par rapport aux autres professionnels français, as tu beaucoup de sollicitations ou, au contraire, est ce plutôt calme ?

 

C'est plutôt calme ! C'est compréhensible car je n'ai pas couru dans les rangs minimes cadets et juniors puisque j'ai commencé le vélo très tard, donc cela ne fait pas très longtemps que l'on entend parler de moi.

 

Toi qui aimes la montagne, que penses tu du ratio de courses en France plat-vallon-montagne, est ce que la France ne souffre pas, pour ses coureurs amateurs, d'un manque de courses en montagne ?

 

Avec le peu de courses de montagne et d'arrivées au sommet qu'il y a en amateur on ne peut pas se plaindre qu'aucun Français n'ait gagné le Tour de France depuis Bernard Hinault...allez voir en Espagne par exemple...

 

Enfin, pour terminer cette interview, quel est ton meilleur et quel est ton pire souvenir sur un vélo ?

 

Le pire c'est l'étape du Tour de France Mondovélo 2014 où je fais 7ème alors que je visais la victoire.

Le meilleur c'est peut-être une semaine après l'étape du Tour manquée, ma victoire sur l'arrivée au sommet des bosses du Haut Drac à Orcières 1850 sur un sursaut d'orgueil.

 

Nous remercions Guillaume De Almeida pour sa disponibilité.

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