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Interview : Claire Bricogne

claire bricogne

 

 

Claire Bricogne est une journaliste qui est rentrée dans l'histoire du vélo en juillet dernier en étant la première femme à commenter le Tour de France à la télévision (pour Eurosport). Mais la réduire à cela serait injustice, il faut noter qu'elle travaille pour Eurosport et pour l'Equipe 21, on la voit notamment interviewer les coureurs avant la course, afin de recueillir leurs impressions. En dehors du monde de la petite reine, elle s'occupait également de couvrir les courses hippiques ces deux dernières années, et depuis janvier on peut la retrouver sur les bords des terrains de basket pour l'équipe 21.



Bonjour Claire, et tout d'abord, comment ça va en ce début de saison ? Est ce que la tienne est déjà bien lancée ?


Bonjour Benjamin et toute la communauté de velo-club.net ! Je vais très bien, en pleine forme : j'ai la chance de faire un métier que j'aime profondément et la saison cycliste a redémarré, oui (sourire).

Comment t'es tu intéressée au vélo ?


Petite, mes parents regardaient le Tour de France l'été. Je n'y ai pas prêté attention jusqu'à cette étape du Tour 1997 où Richard Virenque gagne à Courchevel. J'ai été fascinée par la beauté de ce sport et le moment de vie qu'est le Tour de France. Dès le lendemain, je faisais des classeurs sur les courses, les coureurs et je lisais L'Equipe tous les jours. Je crois qu'on peut appeler ça un coup de foudre, non ?


Pour les personnes, garçons ou filles qui voudraient faire comme toi, est ce que tu peux nous parler de ton parcours, de tes études ? As tu travaillé sur des sites spécialisés dans le cyclisme avant d'atterrir à la télévision ?

 

Oui ... J'ai envoyé un peu d'interviews, reportages et photos à un site que vous connaissez bien : velo-club.net (sourire). Ça a été ma toute première expérience, je me déplaçais sur les courses. C'est là que j'ai appris les fondamentaux, le vocabulaire. C'est là que j'ai eu mes tous premiers contacts. Ensuite, j'ai fait une fac de lettres avec option Médias et Communication en dernière année. Par ce biais, j'ai intégré le Courrier Picard. J'étais correspondante et j'y ai énormément appris. La PQR, c'est vraiment très formateur. J'ai fait ça pendant presque 4 ans, puis j'ai voulu faire une école de journalisme. Je voulais un format court qui me permette de progresser sur les trois autres médias que je connaissais peu : internet, radio et télévision. J'ai opté pour le Master sport de l'IEJ Paris où j'ai très vite progressé et j'ai fait deux stages : un à France 3 Picardie et un autre à lequipe.fr. De là, un pont s'est ouvert vers la chaîne qui s'appelait encore L'Equipe TV à l'époque.


Justement, peux tu nous raconter comment tu as fait pour arriver sur ses deux grosses chaines, comment se sont déroulés les premiers contacts ?

A L'Equipe TV / L'Equipe 21, j'ai occupé plusieurs postes : le bandeau déroulant, assistante d'édition. Et puis quand les courses hippiques sont arrivées sur l'antenne, on m'a proposé de faire des sujets, puis des duplexs... Je me suis formée à la caméra et on m'a proposé de faire la même chose sur le vélo, parce que tout le monde à la rédaction sait que j'en suis mordue ! 
Pour Eurosport l'an dernier, ça s'est fait simplement. J'ai envoyé une candidature spontanée, ils me connaissaient déjà. J'ai eu la chance qu'ils me fassent vite confiance.
 

Si je ne me trompe pas, tu es "pigiste" qu'est ce que cela signifie ? Est ce une situation précaire ? 

Ça signifie que je ne suis en CDI avec personne et que je peux avoir plusieurs employeurs. Cela peut être une chance, d'occuper différentes activités dans différents médias. Je pense que ça m'a permis de beaucoup apprendre. Évidemment, à contrario, c'est très précaire. Je ne sais jamais de quoi demain sera fait.


Parlons maintenant de cet événement, commenter le Tour de France pour Eurosport, est ce qu'on peut parler d'un rêve de gosse ? Et finalement aussi de rentrer dans l'histoire, qu'est ce que ça fait ?

C'était plus qu'un rêve. C'était inespéré ! Quel trac au début, c'est un peu comme sauter à l'élastique. Je crois que c'est l'exercice le plus dur que j'ai eu à faire, le commentaire. Il faut avoir un background important. J'ai aussi eu la chance de tomber sur un binôme fantastique, Patrick Lafayette, ancien journaliste de L'Equipe. Quant au fait d'entrer dans l'histoire... En réalité, je n'y pense pas vraiment. J'en suis ravie, vraiment. Mais ce que je veux avant tout, c'est continuer, et avoir une carrière crédible.
 
crédit photo : Thomas Maheux

On te voit participer de plus en plus, que ce soit par tes reportages ou pour les débats avec notamment Patrick Chassé sur TVLOBS est ce une reconnaissance pour toi, sens tu que tu as gagné en connaissances cyclistes ?
 
La reconnaissance pour moi, c'est d'être appréciée pour mes qualités professionnelles. Le débat, c'est une des choses qui me faisaient le plus peur. Aujourd'hui, je m'y sens à l'aise. Je n'ai plus peur d'affirmer mon avis, je ne fais plus de complexes.


Quelles sont d'ailleurs tes ambitions pour le futur ?
 
Vous allez dire que je pratique la langue de bois, mais je souhaite juste continuer, ne pas quitter le terrain et conserver cette polyvalence qui aujourd'hui me permet de faire des interviews, des sujets télé, des sujets radios, de filmer, et de présenter des émissions. 


Tu fais toujours une chronique pour RadioVélo, pourquoi continuer, est ce pour le côté affectif ?
 
Très bonne question(rires) C'est simple, c'est aussi grâce à Radiovélo qu'on me connaît dans le cyclisme. Je ne l'oublie pas. Et puis, c'est un format libre qui me permet de faire des choses qu'on ne ferait pas ailleurs. Je pense au sujet immergé avec la formation Novo Nordisk (une équipe exclusivement composée de coureurs atteints de diabète type 1) ou sur la pièce de théâtre "Anquetil tout seul", mise en scène par Roland Guenoun.


Comment se passent les interviews avec les coureurs cyclistes, plusieurs connaissances féminines qui fréquentent le milieu m'ont dit que ce n'était pas toujours facile ?

Très honnêtement, je n'ai jamais rencontré de difficultés avec eux. La plupart me connaissent, pour certains depuis plus de dix ans. 


As tu des anecdotes marquantes à nous faire partager ?
 
Des moments sympas, comme le baptême en hélicoptère de Bryan Coquard et Rein Taaramae l'an dernier sur l'Arctic Race pour L'Equipe 21 ou d'interviewer les coureurs à sulkys sur l'hippodrome de Paris-Vincennes. Marquée aussi par le sourire et le pouce levé de Romain Bardet qui passe la ligne alors que son coéquipier Samuel Dumoulin vient de remporter la Drôme Classic 2015 ou par la vie du peloton quand on passe à côté à moto. Ça parle, ça crie, ça vit. Il y a quelque chose d'incroyable dans ces à côtés.


Quels coureurs t'ont marquée, positivement, car je sais que négativement tu ne répondras pas, au cours de ton début de carrière ? Que ce soit pour leur histoire, leur gentillesse ou autre ?
 
Les coureurs français sont tous abordables, déjà, c'est une vraie marque de fabrique de ce sport. Ensuite, et c'est un avis personnel, j'ai été marquée par le côté timide que je trouve à Mark Cavendish en interview. Un côté presque timoré, même. 
Côté histoires personnelles, le cyclisme en est plein. Par exemple, celle d'Eduardo Sepulveda est particulièrement touchante. Ça donne une dimension dramatique à l'incident du Tour 2015, lorsqu'il monte dans une voiture de directeur sportif en pleine course. On comprend mieux.


Enfin, pour terminer, un petit jeu de pronostics, peux tu me donner ton podium pour Paris Roubaix, le Tour de France et le Championnat du Monde ?
 
Dur de pronostiquer en début de saison ! Je vous donne trois noms dans le désordre, allez.
Paris-Roubaix : Démare, Stybar, Cancellara
Tour de France : Froome, Bardet, Pinot 
Championnat du monde : Kittel, Coquard, Cavendish.
 
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