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A la découverte de...Maral-Erdene Batmunkh

maral-erdene Batmunkh

@terengganu cycling team

 

Après les champions de demain, qui continueront d'alimenter nos interviews tout au long de la saison, nous avons souhaité inaugurer une nouvelle rubrique d'interviews. Celle-ci sera destinée à vous faire découvrir ces « talents du monde » comme on pourrait nommer ces coureurs qui brillent sur les courses moins médiatisées de la planète cyclisme, que ce soit en Afrique, en Amérique du Sud ou en Asie. Pour inaugurer cette rubrique, nous avons interviewé Maral-Erdene Batmunkh, jeune cycliste mongol de 21 ans, et véritable fer de lance de la nouvelle génération du cyclisme dans le pays, qui rêve de porter un jour le maillot jaune du Tour de France.

 

 

Bonjour Maral, peux-tu tout d'abord te présenter à nos lecteurs ?

 

Mon nom est Maral-Erdene Batmunkh. Je suis né en 1994 dans la province de Khuvsgul en Mongolie. J'ai commencé le cyclisme en 2007, alors que mon grand-père était entraîneur de cette province. Il a organisé ses propres courses lorsque les compétitions de vélo ont stoppé, et il incitait ses enfants et petits enfants à redévelopper ce sport dans notre région. C'est donc naturellement que j'ai suivi ses pas et commencé à m'entraîner.

 

Il n'y a pas vraiment de cyclistes connus en Mongolie, mais avais-tu quand même des idoles en tant qu'enfant ?

 

Lorsque j'étais enfant, j'étais fan (je le suis d'ailleurs toujours) d'Ulzii-Orshikh Jamsran. C'est un sportif reconnu en Mongolie, et il a joué un vrai rôle de modèle dans l’intérêt de nombreux jeunes mongols pour le vélo. Il est également mon entraîneur actuel. Au sein du peloton pro, je suis également fan de Fabian Cancellara.

 

Puisque tu évoques l’intérêt des jeunes pour le vélo, peux-tu nous en dire plus sur le cyclisme en Mongolie, est-ce par exemple facile de pratiquer ?

 

Le cyclisme est à l'état de développement en Mongolie, et je pense que cela va s'accentuer dans les années à venir. Cependant, c'est difficile de pratiquer, et ce à cause de l'aspect financier. C'est très cher d'acheter un bon vélo, des habits, ou encore les équipements nécessaires à la pratique de la compétition. Plus qu'en club, je dirais donc que les mongols apprécient le fait de faire du vélo durant leur temps libre.

 

Comment cela s'est-il passé pour toi ?

 

Je me suis entraîné sous les ordres de Ulzii-Orshikh, que j'évoquais précédemment, et qui a été membre de la formation Marco Polo pendant de nombreuses années. Il m'a aidé et supporté dans mes dépenses de matériel, équipement, et autres frais liés à la participation aux diverses épreuves depuis que j'ai débuté. Je pense que je lui dois donc beaucoup, ainsi qu'à mes parents et mes frères et sœurs qui m'ont également énormément supporté.

 

Avant d'évoquer un peu plus en détail tes performances, peux-tu nous dire quel type de coureur tu es ?

 

Depuis quelques temps, je me concentre sur le contre-la-montre, mais je pense que je suis une personne qui s'efforce de s'améliorer à tous les niveaux. Je suis le genre de gars qui est déçu à la fin de chaque course, et j'ai toujours cette sensation que je dois m'entraîner plus, et pousser plus loin mes limites.

 

 

Quand on regarde ton début de carrière, on s'aperçoit que tu as couru quelques années en Chine, avant de rejoindre la Malaisie cet hiver. Pourquoi ce choix ?

 

J'ai pris cette décision, car j'ai senti qu'il y aurait plus de portes ouvertes pour moi en rejoignant la Malaisie et l'équipe Terengganu Cycling Team, que si j'étais resté en Chine. C'est une des meilleures équipes en Asie, et ils participent donc à plus de courses UCI, ce qui me donne plus d'opportunités de participer à des épreuves d'un niveau plus relevé.

 

Est-ce que cela a été facile pour toi de t'acclimater ici en Malaisie ?

 

J'aime beaucoup la Malaisie, mais le premier mois a été difficile, car quand je suis parti de Mongolie, il faisait -30°C, alors qu'ici en Malaisie, c'était plutôt +30°C. Sinon, à part ça je ne ressens pas de difficultés d'acclimatation, d'autant plus qu'on est sur la même zone horaire qu'en Mongolie.

 

Il semble en plus que tu as fait le bon choix au vu de ton début de saison. Est-ce que tu t'attendais à réaliser ce genre de performances ?

 

Je suis vraiment reconnaissant par rapport à l'équipe, et aussi satisfait de les avoir rejoint. Mes co-équipiers et le staff ont été vraiment adorables avec moi, et m'ont énormément aidé. Je suis de plus vraiment content de mes premiers résultats de la saison. Je ne suis pas vraiment surpris par ma victoire lors des championnats d'Asie, parce que je me suis vraiment entraîné durement dans cette discipline durant les dernières années. Je suis donc heureux d'avoir gagné, et je vais m'entraîner encore et encore afin d’engranger plus de succès comme celui-ci.

 

Et quel sera le programme pour la suite de la saison ? Quels sont tes objectifs ?

 

La cible cette année, c'est de participer aux championnats du monde en octobre au Qatar. C'est l'objectif que j'ai cette année. Il y aura bien entendu d'autres compétitions tout au long de la saison, et je participerai à chacune d'entre elles pour gagner. J'ai encore beaucoup à apprendre car je suis très jeune, mais j’essaie toujours de le faire sans gâcher d'opportunités, ni perdre de temps.

 

Justement, tu es jeune et tu as encore beaucoup de temps devant toi, quel est ton plus grand rêve en tant que cycliste? Être le premier mongol à participer au World-Tour ?

 

C'est en effet le plus grand de mes rêves en tant que cycliste. Mon coach Ulzii-Orshikh a lui été athlète durant une période difficile en Mongolie, puisque le pays était dans une période de transition économique. Peu de personnes supportaient ce sport, et la Mongolie n'était pas si ouverte que ça sur l'extérieur. Cependant, il m'a toujours dit « Je vais préparer des garçons comme toi à aller chercher des médailles et à participer au World-Tour ». Je rêve donc d'être le premier asiatique à porter le maillot jaune sur le Tour de France. C'est de manière générale notre rêve à tous les deux de réussir au plus haut niveau.

 

Penses-tu que ce soit possible ?

 

Oui je le pense, et c'est pour ça que je m'entraîne tous les jours, pour que cela devienne une réalité.

 

Pour conclure, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite ?

 

On peut espérer que mes rêves deviennent réalité, et qu'on se reverra à ce moment là pour en discuter.

 

 

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