Interview : Jan Svorada

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Publié le mardi 6 octobre 2015 18:32
Écrit par Mylène Terme

 

@Mylène Terme

 

 

Sprinter et l’un des plus grands champions du cyclisme tchèque, Jan Svorada compte plus de 70 victoires professionnelles à son palmarès. Professionnel de 1991 à 2005, il a fait la majorité de sa carrière chez Lampre et Mapei. Jan est de passage en France avec une bande d’amis pour grimper un grand col mythique: le Mont Ventoux. Réservé et calme, il a accepté de répondre à nos questions avec gentillesse.

 

 

 

VCN : Tu as pris ta retraite sportive à la fin de la saison 2005, peux-tu nous dire ce que tu deviens maintenant?

 

JS : Je travaille pour Lampre, nous avons deux magasins de cycles à Brno où je vis en République Tchèque.

 

Après ta carrière professionnelle, aurais-tu aimer intégrer le staff d’une équipe comme directeur sportif ou autre?

 

Non pas vraiment, je ne voulais pas voyager. Faire parti d’une équipe entraine beaucoup de voyages tout au long de la saison cycliste et moi je ne voulais pas.

 

Quel est le meilleur souvenir de ta carrière ? 

 

Ma victoire sur les Champs-Elysées reste un excellent souvenir mais je dirais que j’ai eu de la chance de pouvoir faire  14 saisons en tant que professionnel. Chaque année de ma carrière je gagnais quelques courses comme Bessèges ou le midi libre et des victoires d’étape sur les trois grands tours et d’autres courses. Je faisais aussi de très bonnes places au classement de certaines courses.

 

Est ce que tu as un regret  dans toute ta carrière?

 

Un petit oui, ne pas avoir gagner la plus belle des classiques pour moi Milan San Remo. J’ai fais plusieurs fois une très bonne place au général mais je n’ai pas gagné. Pour toutes les autres classiques le parcours n’était pas fait pour moi.

 

Y-a t’il un coureur que tu apprécies en particulier?

 

Oui, j’aime bien Fabian Cancellara mais je suis un peu chauvin, j’apprécie beaucoup le tout nouveau champion du monde, Peter Sagan, mais aussi les deux jeunes Zdenek Stybar et Petr Vakoc.

 

A l’époque, comment es-tu arrivé chez Lampre?

 

En 1990 j’ai été élu meilleur coureur du monde et j’ai eu quelques offres de contrat. Celle de l’équipe hollandaise TVM et celle de l’équipe Colnago. J’ai donc choisi la proposition de l’équipe italienne.

 

Qu’as-tu pensé de ton expérience dans la multinationale Mapei?

 

La Mapei était en ce temps là la plus grande équipe du monde et je me trouvais assez bien. En réalité c’était trois groupes de coureurs: les belges, les espagnols et les italiens, et chaque groupe voulait être le meilleur. Quand j’ai eu la possibilité de revenir à la Lampre, je n’ai pas hésité. Le milieu, dans une équipe plus petite, était plus familier.

 

Merci à Jan Svorada pour sa disponibilité

 

 

 

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