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[Récit] Thomas Peyroton nous raconte son Grand Prix d'Ouverture Pierre Pinel

 

 

Le Grand Prix Pierre Pinel, ou plutôt devrions nous dire ou le nommer "Le championnat du monde" !

 

Comme tout le monde le sait, c'est LA course que j'aime courir et où je me donne à 200%. Cette adoration remonte, je pense, quand j'étais encore dans les rangs des jeunes et que j'entendais parler les anciens du Grand Prix d'Ouverture.
Dès ma première participation je me suis retrouvé d'entrée échappé avec Stéphane Barthe. Je me souviens, j'étais Espoir première année, j étais à bloc dans sa roue mais je lui ai fait le grimpeur à Bessières, j'ai compris ma douleur après !

 

Je crois que je n'ai jamais bâché sur cette course même mort, je suis toujours allé jusqu'au bout de moi-même.

 

Cette année c'est un peu particulier car j'ai coupé tard ma saison après Le KOM Challenge Taiwan et j'ai pas mal relâché la pression ensuite. J'ai été pas mal dans les excès et l'organisme encaisse de moins en moins avec l'âge (rires).
Je savais que ça allait être dur d'être compétitif d'entrée cette année, mais je me suis attelé à partir du 15 décembre à être présent au rendez vous. Lors du dernier week-end de l'Essor Basque, j'ai eu un petit virus, du coup, j'ai passé une semaine moyenne. Je me suis retrouvé en demi teinte sur les courses d'Aix, mais j'ai essayé de faire des efforts au maximum. D'habitude je me mets en confiance le week-end précédent, ce n'était pas le cas cette année. J'étais Dans l'incertitude et La peur de passer le piston à travers le moteur.

 

J'étais seul sur la course, pas de coéquipier, même si je pouvais compter sur le coup de main d'amis... Il fallait donc que je sois vigilant sur les costauds du moment.
Sur le premier Grand Prix de la montagne, j'ai accompagné le grimpeur sans le faire, je crois que je passe troisième. On a insisté un peu sur le haut, mais juste en débutant la descente, les gars arrivant de derrière sont partis et il y a eu une petite cassure de 20 mecs. Ils ont de suite fait le trou. Je ne me suis pas affolé, il y avait encore les principaux prétendants à la victoire dans le peloton. De plus, l'Occitane n'était pas représentée...

 

 

Au premier passage, dans le mur à mi parcours, ça a bien cassé, un petit groupe s'est détaché. J'y ai cru un instant mais nous étions trop nombreux on ne s'est pas entendus...


Je restais aux avant postes, je savais très bien que les motards allaient ressortir dans le petit Tourmalet. Toutes les équipes se sont organisées à Verfeil, le train bleu du GSC Blagnac maintenait l'écart, j'étais dans leurs roues. A droite, le train d'Aix est remonté et à gauche, celui des Top 16. Ça frottait au passage du hameau avant de tourner à droite pour prendre le Petit Tourmalet, j'ai eu peur, j'ai freiné et je me suis retrouvé vers la 40 ème position. A ce moment j'ai su que j'avais perdu ma chance de rentrer devant... Enfin, je ne perdais pas confiance mais j'ai vu Maurelet et Saint Martin partir au loin, j'étais fou à l'intérieur de moi même, je m'en voulais !

 

Après, j'ai essayé d'attaquer d'entrée dans le mur pour enflammer la course et relancer des coups ! Je me suis retrouvé avec Yoann Barbas que je connais bien et Adrien Thomas. On rattrapait les gars partis plus tôt dans la journée qui étaient complètement cuits. Puis, nous ne nous sommes retrouvés plus que tous les deux (avec Yoann Barbas). A chaque passage du mur d'Angalinat, j'essaie de faire le spectacle (rires).

 

Lors de l'avant dernier tour, Bruno Armirail nous passe sans nous attendre. Dommage car nous aurions pu espérer des placettes. Je savais très bien que nous n'allions jamais rentrer, c'est très compliqué de courir avec un coup de retard sur ce circuit, il faut être très costaud. On se fait reprendre à Saint Jean De Lherm avec Yoann (à quelques kilomètres de l'arrivée).
Nous arrivons un petit groupe au sprint pour la dixième place, j'ai essayé de le faire, mais il avait encore dans ce groupe pas mal de gars qui n'avaient pas pris le vent et étaient encore frais (sourire), qui ont été spectateurs de la course...

 

Je dois faire 24 ème. Un sentiment partagé : content de la forme qui arrive pour les courses prochaines, mais énervé après moi même de ne pas avoir mis le casque pour frotter pour être à l'avant au Petit Tourmalet...


Le Grand Prix d'Ouverture Pierre Pinel reste comme une femme inaccessible désirable : un fantasme.

 

À l'année prochaine !

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