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[Carnet de Bord] T.Vaubourzeix "Celui qui ne voyage pas, ne connaît pas la valeur des hommes"

 

 

Le début de saison s’annonce mouvementé, Trofeo Mallorca, Challenge au Maroc, Tour des Philipines, tour du Langkawi, Vuelta Mexico. Afin de préparer au mieux ce dernier et cet enchaînement de courses, avec mon co-équipier Jérôme nous avons décidé de quitter notre sud pour l’Afrique du Sud. On savait qu’on trouverait des conditions idéales et que nous ne serions pas perturbés par les mauvaises conditions météorologiques du vieux continent. Une fois sur place notre choix s'est avéré être bon, grand soleil, pas de vent, 30°, des routes sécurisées… tout ce que demande un cycliste. De plus il y avait une épreuve sur 6 jours le Tour du Mpumalanga. Une épreuve ouverte à tout le monde (élite, junior, cyclo…) 6 jours dans des paysages magnifiques. Une organisation irréprochable, vraiment un sans faute.

 

A peine rentrés d’Afrique, 2 jours en France, il est temps de faire la valise de troquer mes tenues du team Saint-Tropez pour Nice Cycling. Mais la situation est délicate pour l’équipe. Le manager explique que le déplacement est annulé sauf si on avance nos billets et qu’on porte notre matériel personnel. L’idée ne me plaît guère, mais il est regrettable de ne pas profiter de la forme du moment. Nous voilà partis pour Majorque, j’avais l’impression d’être un fan qui avait le privilège de courir avec ses idoles. Sur le Trofeo il n’y a pas grand chose à dire pour une typique, j’ai vu pour la 1ère fois en course un coureur que j’admirais Valverde. Pour connaître la course il suffit de taper sur google, youtube et toutes les infos sortiront.

 

 

Après deux jours « de repos » à Palma, nous prenons la direction d’Agadir au Maroc, où le comité d’organisation attend toutes les équipes, pour effectuer le transfert sur Laâyoune dans la région du Sahara. Les directeurs sportifs récupèrent les voitures mises à disposition par la fédération marocaine, les vélos sont transférés par camion. Le convoi quitte Agadir pour la traversée du désert…900 km dans le sable. Pour les coureurs, un avion de transport militaire marocain nous attend pour faire le voyage. Bien que rudimentaire il était bien plus confortable que certains vols de ligne !!!

 

Après une heure et demi de vol nous voilà arrivés à Laâyoune 20h, on se sent un peu coupés du monde…Le lendemain matin, première journée de course, 155 km quand on regarde la carte on comprend vite que ça va être une journée rapide, pas de changement de direction on longe l’atlantique avec un vent ¾ dos. 9h, les vélos arrivent, on est déjà en tenue de course, et la présentation des équipes est à 9h30, petit coup de stress pour monter les vélos en vitesse, on a toujours peur de la casse ou d’oublier de serrer un boulon ou autre, nous n’avons pas de mécano. Le tout est bouclé en 20 mn. Une présentation bien animée par les musiciens et danseurs marocains. Un vrai show…Un premier départ est donné il n’est pas vraiment fictif, nous avons un transfert d’une heure en bus. Nous faisons une parade de 3 km, nous chargeons les vélos dans les camions, et nous voilà en route pour le départ réel.

 

 

Le vent annoncé est bien présent. Rien de mieux pour lancer une bordure. Je donne la consigne à mes coéquipiers de bien se placer sur la ligne et d’être tous ensemble, en leur expliquant qu’ensemble on sera plus fort que seul. Le convoi s’arrête au milieu de nulle part, le décor est assez atypique pour un départ de course, sur la droite une dune de sable sur la gauche du sable et des pierres à perte de vue. Un membre de la fédération installe un panneau Kilomètre 0 et annonce le départ dans 5 mn, tout le monde s’excite et se place, on est une petite centaine de coureurs comme prévu, et dès le départ la sélection du Maroc lance la bordure, où directement je m’installe dedans. Après 5 km il y a des coureurs de partout et le peloton est cassé en 4-5 groupes composés chacun d'une vingtaine de coureurs. La course est rondement menée, et nous roulons à 55km/h de moyenne lors de la première heure. Le deuxième groupe est pointé à 1'30". Devant nous sommes une quinzaine, et nous gérons nos efforts. Pour être honnête, malgré la vitesse, la course est assez ennuyante, nous n'avons pas vu un virage, une bosse, ou même un village. Par moment, nous pouvons néanmoins observer des chameaux le long de la plage. Nous passons le panneau arrivée 25 km, puis 5 km après, le panneau 15 km. Je me dis qu'il faut rester vigilant, Effectivement le kilométrage n’était pas bon, on passe le panneau 2 km, on est toujours groupés, et malgré plusieurs tentatives, rien à faire, je sens que le sprint est inévitable. Les Torku sont présents en nombre, et ils ont le favori, les italiens de même, ils jouent la carte de leur sprinter. 4 km après le panneau des 2 km, on aperçoit une arche à la sortie d'une courbe, et la question est de savoir si c'est la flamme rouge ou bien la sortie d'une courbe. Dans le doute, je lance mon sprint, c'était bien l'arrivée, mais je suis battu. Au final, on a roulé pendant 157 km à 53 de moyenne, et pour les amoureux des Watts, moyenne de 280 W.

 

Déçu et frustré je me dis que la deuxième manche sera pour moi, mais le scénario s’est reproduit pendant 2 jours.

 

 

Après deux jours de repos, et un transfert sur Taaroudant dans la région d’Agadir, place à la deuxième partie du challenge. 3 jours de course. La seconde journée de repos a été légèrement tendue, beaucoup de questions mais peu de réponses (les billets d’avion, le matériel, le ravitaillement, pourquoi le directeur sportif et le mécano ne sont pas venus sur l’épreuve …). Je me présente sur la ligne en temps que tenant du titre et je veux absolument finir sur une bonne note. Encore une fois la sélection du Maroc lance la bordure on se retrouve comme à chaque fois une quinzaine devant. Mais j’avais la rage, je sentais que rien ne pouvait m’arriver.

 

Pour les deux derniers jours la pluie s’est invitée sur le challenge, mauvaise nouvelle pour un critérium, dès le début de course il y a des coureurs de partout, je pense que beaucoup n’ont pas l’habitude de voir des virages, et sous la pluie on sent que le peloton est tendu, sur les 100 coureurs seulement 20 finiront la course. Dimanche dernier jour, la pluie est toujours là, de nombreuses routes sont inondées et une grosse partie du parcours est impraticable. Les organisateurs prennent la décision de modifier le parcours, bien dommage mais c’est pour notre sécurité. Nous ne sommes pas perturbés par ce changement, et les organisateurs non plus, puisque la course se déroule parfaitement, malgré une course décantée, l’épreuve se termina par un sprint.

 

 

Il est temps de faire nos valises, ranger les vélos, et un autre point de tension avec l’équipe arrive l: e partage des primes. Au vu du manque de motivation de certains coureurs, et les frais avancés que d’autres non pas, j’ai voulu faire un partage au mérite !!! Aujourd’hui ou demain la rupture était inévitable, le fonctionnement de l’équipe ne me correspondait pas. Après 5 ans à la Pomme Marseille, un passage exprès à Veranclassic-Ekoi puis Lupus Racing et une petite pige à Delko Marseille, j’ai toujours terminé mes contrats en bon terme et sans histoire …

 

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