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Présentation de la Haute Route et interview de l’un des organisateurs (Benjamin Chandelier)

 

 

Présentation de la Haute Route et interview de l’un des organisateurs (Benjamin Chandelier)

 

La Haute Route est une cyclosportive en 7 étapes, créée en 2011 avec la Haute Route Alpes. Ont suivi les Haute Pyrénées en 2013 et la Haute Route Alpes Suisses-Dolomites en 2014.

Cette magnifique épreuve a été imaginée par OC Sport, une société internationale de marketing et de gestion des événements sportifs spécialisée dans la voile professionnelle et les événements outdoor.  Opérant mondialement à partir de bases en France, en Suisse, au Royaume-Uni et en Chine, l’équipe organisatrice va opérer sur plus de 20 événements sur quatre continents en 2017. Le gros des troupes pour les sports Outdoor se trouvent à Lausanne. Une vingtaine de personnes y travaillent à l’année pour organiser le Harmony Genève Marathon for Unicef, le triathlon de Genève, Cycling for Children, la Haute Route et le Marathon Nice-Cannes.

Et une dizaine de personnes travaillent à l’année sur la Haute Route. Sur l’évènement, 150 personnes et 800 bénévoles par semaine officient pour le plaisir des cyclosportifs.

 

Rencontre avec l’un des principaux organisateurs, Benjamin Chandelier.

 

 

 

Velo-club.net : La Haute Route a une jeune histoire. Comment et par qui est née l’idée ?

 

Benjamin Chandelier : Jean-François Alcan, le directeur de course est à l’origine du projet. Il est le précurseur dans l’univers des cyclosportives depuis le début des années 90. Nous avons voulu créer un événement unique et novateur en proposant une cyclosportive à étapes, exactement7 étapes à travers les plus beaux cols pour permettre à des amateurs de vivre une aventure humaine hors norme, dans les mêmes conditions que les professionnels.

 

 

VCN : Quelle est la proportion d’étrangers sur l’épreuve et finalement pourquoi trouve-t-on si peu de français au départ ?

 

B.C. : Nous avons une cinquantaine de nationalités différentes et environ 80 % d’étrangers. Les français sont la 2ème nationalité représentée sur le Haute Route. Ils ont la chance de pouvoir rouler toute l’année sur les plus beaux sommets du monde sans avoir à parcourir des milliers de kilomètres !

 

 

VCN : La Haute Route se « vante » d’être la cyclosportive la plus difficile et la plus haute au monde. Quel est le kilométrage annuel moyen des participants et quels types de cyclistes sont au départ ?

 

La Haute Route avec un peu d’entrainement est accessible à tous les sportifs d’endurance. Pour se préparer, nos participants roulent au minium 5 000 km par an.

Les coureurs roulent pour relever un défi, rester en forme, pour le plaisir ou encore pour vivre une aventure humaine exceptionnelle. Plus de 75% des participants pensent que la Haute Route fait partie du top 3 des expériences de leur vie. Nous avons aussi mis en place cette année une formule sur 3 jours, avec la Haute Route Ventoux et la Haute Route Alpe d’Huez, qui facilite la logistique et qui allège l’effort physique. Ces dernières seront une bonne formule pour les participants souhaitant découvrir l’univers Haute Route.

 

 

VCN : Que viennent chercher les concurrents de la Haute Route par rapport à une cyclosportive traditionnelle, format par étapes mis à part ?

 

BC : Les cyclistes qui participent à l’événement viennent rechercher une aventure humaine et relever un challenge personnel. Les participants profitent de nombreux services proposés qui leurs permettent de se concentrer uniquement sur leur défi (massage, sécurité, transport des bagages, assistance technique en course, etc….) L’organisation se charge de tout le reste…

 

 

VCN : Après les Pyrénées et les Dolomites, en 2017 aura lieu une Haute Route aux Etats-Unis, disputée partiellement sur des chemins de type « gravel ». Pouvez-vous en dire plus sur les spécificités de cette épreuve par rapport aux « européennes » ?

 

BC : À la différence de ses grandes sœurs européennes qui se déroulent dans les Pyrénées, les Alpes et les Dolomites, la Mavic Haute Route Rockies comprendra quelques portions de chemins, mélange de gravier et de terre battue.

Près de 15% des routes que nous emprunterons ne sont pas goudronnées mais s’apparentent plutôt à des chemins de terre battue. Ces portions seront facilement gérables avec un vélo de route standard et les concurrents n’auront pas besoin d’un nouveau vélo pour participer à cet événement. Par rapport à l’altitude, chaque jour dans les Rocheuses se déroulera en altitude mais il est facile de s’acclimater. Nous recommandons aux participants d’arriver en avance au Colorado, idéalement trois ou quatre jours avant le départ si possible.

 

 

VCN : La Haute Route Alpes fait le plein chaque année avec plus de 400 concurrents. Pourquoi ses petites sœurs des Pyrénées et Dolomites se situent à un niveau inférieur en termes d’effectifs ?

 

B.C : La Haute Route Alpes attire d’avantage de monde grâce à un parcours traversant des cols mythiques, empruntés habituellement par les courses professionnelles. C’est un rêve pour beaucoup d’étrangers de pouvoir rouler sur les traces des légendes du cyclisme. Un coureur de la Haute Route commence généralement par les Alpes et revient les années suivantes sur les Pyrénées ou les Dolomites.

 

 

VCN : La Haute Route Dolomites fait peau neuve pour 2017 avec un nouveau départ d’Innsbruck au lieu de Genève. Quelles en sont les raisons et qu’espérez-vous obtenir avec ce nouveau format ?

 

B.C : La décision de partir d’Innsbruck résulte de la volonté de pouvoir proposer des parcours différents chaque année, en effet la distance entre Genève et Venise ne permettait que de légères modifications chaque année. Nous allons également supprimer un transfert par bus entre certaines étapes et ainsi simplifier la logistique des coureurs. De ce fait, les participants évolueront au cœur d’une des plus belles chaines de montagne d’Europe dès le premier jour. Innsbruck, l’une des plus belles villes alpines d’Europe et qui possède un long pédigrée sportif, est le lieu idéal pour accueillir le départ de la Haute Route Dolomites. Petit clin d’œil, Innsbruck accueillera les championnats du Monde de cyclisme en 2018.

 

 

VCN : La Haute Route Alpes 2017 semble être la plus difficile jamais proposée. Est-ce une volonté de faire plus dur sur celle-ci en particulier ?

 

B.C. : Effectivement, nous avons dessiné un parcours spectaculaire qui compte pas moins de 22200 mètres de dénivelé positif, des ascensions inédites mais également un contre-la-montre individuel sur la montée mythique de l’Alpe d’huez. C’est plutôt une volonté de renouveler le parcours chaque année pour le plaisir des compétiteurs que de vouloir augmenter la difficulté.

 

 

VCN : La Haute Route Pyrénées est probablement la plus « sauvage » des 3, en termes de paysages traversés et de circulation automobile. Mais les hébergements y sont plus rares pour une telle organisation. Comment gérez-vous cela ?

 

B.C. : Nous travaillons main dans la main avec les villes qui nous accueillent. C’est un travail d’équipe qui nous permet de trouver un hébergement pour chaque coureur et pour l’organisation.

Il est très facile de travailler avec les hébergeurs dans les Pyrénées qui sont toujours très flexibles et aux petits soins.

 

 

 

VCN : En tant que membre du staff, auriez-vous quelques belles histoires ou anecdotes à nous conter ?

 

B.C. : Nous en avons tout un tas ! Si je ne devais en citer qu’une je parlerais de l’arrivée de Christian Haettich, athlète unique, amputé d’un bras et d’une jambe à l’Alpe d’Huez.

Un grand nombre de participants et le staff s’étaient regroupés pour l’encourager sur la ligne d’arrivée. Face à cet exploit, beaucoup de larmes ont coulé.

 

 

 

 

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